Pour la partie du conseil municipal ordinaire 45 délibérations étaient à l’ordre du jour dont les points suivants :
N°2 : convention de diversification de l’habitat 2009-2011. Nous nous sommes abstenus sur les perspectives de cette convention qui vise, encore et toujours, à promouvoir plus les logements sociaux que les programmes de logements privés. Notre ville compte déjà 40% de logements sociaux, nous estimons que c’est un seuil maximal qu’il ne faut pas dépasser, la loi SRU dite loi GASSOT a imposé à juste titre un pourcentage minimum de logements de 20% mais n’a pas défini de maximum. Nous ne pouvons que regretter que certains communes communistes comme Bonneuil-sur-Marne qui compte plus de 70% de HLM continuent encore à construire de nouveaux HLM. Par ailleurs, cette convention a fait ressortir la part belle qui est faite à la société IDF Habitat et la Coopimmo dirigée par des responsables communistes dont Maurice OUZOULIAS, PDG et conseiller général communiste de Champigny centre, Jean-Jacques DARVES, Directeur Général et Maire de la Queue en Brie ou encore Gérard MAURITIUS, Directeur Général adjoint et ancien Maire adjoint communiste de notre ville.
N° 4 : Cession de la parcelle de 5 323 m² pour 1 300 000 euros dite des Perroquets à la société Coopimmo.
Nous avons voté contre ce projet de construction de logements par la Coopimmo pour deux raisons, la première déjà évoqué de priorité donné à cette société et la seconde compte tenu des choix partisans effectués des bénéficiaires de ces programmes en PLSA.
N°8/9/10/11 : Relatif à la cession du fonds de commerce et liquidation de la société SAEML du cinéma STUIO 66 de Champigny.
Sophie AMAR, conseillère municipale, est intervenue dès le début de ce débat afin de présenter tous les risques encourus des montages comptables effectués par la majorité municipale, en particulier la problématique de valorisation des murs dont notre ville reste propriétaire lié à la valorisation du fonds de commerce et surtout du bail. En effet, la majorité communiste ne parvenant pas gérer son échec financier depuis le début de ce dossier, a choisi d’octroyer une subvention de 150 000 euros avec un loyer hypothétique compte tenu du nombre d’entrées à réaliser par l’exploitant la société MEGARAMA pour commercer à payer un très faible loyer.
Laurent JEANNE, conseiller municipal, est intervenu pour situé ce dossier dans sa perspective à long terme :
« Avec ces délibérations, nous prenons acte de vos choix. Par nos votes à tous, majorité et opposition, vous nous demander de vous accorder quitus de votre gestion. Notre responsabilité collective et de chaque élu est donc importante et lourde de conséquences au regard de l’enjeu que constitue cet équipement et nos engagements financiers.
Dressons votre bilan : Ce bilan sonne donc comme votre échec personnel Monsieur le Maire avec plusieurs mensonges à la clé :
• Vous avez liquidé l’activité sur le centre Gérard PHILIPPE qui répondait à un besoin de cinéma de quartier de proximité avec quelques séances.
• Vous avez crée un service public que vous brader aujourd’hui
• Vous avez gérer cet équipement comme un équipement public sportif sans une véritable approche commerciale pour attirer le public sans rendre en compte la programmation, la tarification et de la qualité d’accueil des équipements (numérique, sièges, stationnement).
• Vous n’avez pas su gérer la direction de cet équipement, votre échec personnel en tant qu’initiateur de ce projet en qualité de Maire dont l’exemple le plus criant a été le maintien pendant plus de deux ans d’une double direction, sans parler de la direction assurée par un élu, pour diriger 15 personnes. Cette direction a été contre productive et couteuse avec des indemnités de licenciement de près de 100 000 €, les pertes n’auront pas été pour tout le monde dans cette affaire.
• Même si la privatisation proposée revêt une certaine cohérence technique, nous ne pouvons que constater un échec financier majeur. Même si nous récupérons 600 000 € par la vente du fonds de commerce sur les 2 000 000 € de pertes sèches, cette valeur est tronquée comme vous l’a démontré ma collègue Sophie AMAR. Au cours de ces années vous n’avez même pas été en mesure de nous produire le compte d’exploitation annuel qui doit être tenu à jour toutes les semaines comme dans tous les cinémas.
• 5 ans plus tard, vous ne nous proposez pas un plan d’entreprise digne de ce nom comme vous l’aviez promis en mai 2008. L’avenir du Studio 66 que vous proposé est très incertain. Nous n’avons rien de précis en ce qui concerne le financement des travaux. En plus de la subvention annuelle de 150 000 €, la ville devra continuer à financer une part importante de ceux-ci puisque nous restons propriétaire des murs et qu’aucun investisseur n’acceptera de financer la totalité de la rénovation nécessaire. Vous n’avez même pas évoqué la mise aux normes en matière de sécurité alors que nous sommes au sein d’un ERP. Et que dire du loyer.
• Nous vous avions proposé des solutions au moment de la reprise du passif, puis à la vue de la situation financière dégradée. Vous avez balayé d’un revers de main le modèle économique low coast qui rencontre un véritable succès dans les milieux modestes et populaires.
• Une approche antisociale à l’égard des salariés.
« Concernant le personnel, il sera repris par l’exploitant privé. Compte tenu de la rationalisation (ça veut dire les licenciements) à poursuivre sur le fonctionnement, des mesures seront certainement prises par le gestionnaire privé. Nous suivrons attentivement la situation ».
Les mensonges du Maire :
«Nous n’allons pas laisser tomber les personnels actuels. Cela j’en prends l’engagement » le 25 mars 2009 – FAUX seuls les 10 CDI ont été repris. Vous n’avez été attentif à rien puisque c’est simplement l’application de l’article L.122-12 du code du travail en revanche rien pour les 4 salariés en CDD. Mais ce ne sont que des salariés précaires.
« Vous m’accusez d’être un méchant patron. Ne me faites pas plus méchant que je ne suis » 25 mars 2009. Je prends en référence un méchant patron sur les documents tant de la rue Guittard que de la Place du Colonel Fabien ce sont les patrons qui licencient y compris pour des raisons économiques. Mais vous n’avez pas licencié pour des raisons économiques mais pour bien d’autres motifs, en tout cas des motifs qui ont conduit le tribunal des prud’hommes de Créteil à vous condamner pour licenciement abusif. J’invite les élus de votre majorité à s’interroger sur une telle approche patronale de gauche. Ce ne sont pas deux mais trois contentieux qui sont en cours pouvant nous amené à verser jusqu’à 200 000 € de plus pour payer vos méthodes sociales. C’est notre ville qui devra assumer cette nouvelle charge, c’est la raison pour laquelle vous n’avez pas procédé à une liquidation judiciaire.
En termes de programmation : « Nous porterons nos exigences à l’égard du repreneur » : FAUX en termes de programmation. Les séances ont déjà diminué notamment celle de 22Heures.
Sur le plan économique :
« Nous avons étudié toutes les solutions de reprises»: FAUX, il existait une solution de reprise parmi l’actionnariat minoritaire actuel avec de vrais professionnels du cinéma via un LBO qui aurait été suivi par le CNC, vous l’avez écarté. Ceci est une faute vous devrez apporter des réponses.
Nous avons perdu les 400 000 euros de la dernière avance du 14 Mai 2008 dont vous nous aviez assuré la garantie.
Les fausses perspectives
Un habillage comptable démontré par ma collègue Sophie AMAR
Au niveau des travaux, vous nous avez assuré d’une répartition des travaux hors équipement des cabines numériques. Ces travaux sont de l’ordre de 2,5 millions d’euros de plus que nous aurons sans aucun doute à débourser puisque vous n’avez pas négocié la participation du preneur avant de vous entendre sur le montant de la vente du fonds de commerce. Maintenant vous êtes soumis à son bon vouloir.
Sous valorisation du bail : nous aurions préféré une subvention plus forte avec un véritable bail payé à sa juste valeur. Par ce mécanisme, vous porter une grave atteinte à la valorisation du fonds et des murs pour ce type d’exploitation. Ainsi la porte est ouverte pour une fermeture possible. Ceci pour deux raisons :
1- Souvenez vous Monsieur le Maire lors de la première réunion des présidents de groupe au cors de laquelle vous nous avez fait par de prises de contact avec d’éventuels partenaires privés, je vous ai posé la question de savoir si le groupe Mégarama de M.LEMOINE avait été contacté et je vous ai mis en garde sur le risque de fermeture en cas de reprise par celui-ci. En effet, le Studio 66 est le principal concurrent en termes de programmation du cinéma de Nogent. Racheté à si bon compte c’est une aubaine commerciale.
2- Le groupe Mégarama dispose d’un savoir faire m ais ne prolongera pas une activité à perte de façon indéfinie. La rédaction du bail dont vous êtes le responsable est d’ailleurs très significative : « bail avec des activités connexes et complémentaires »
Les perspectives du choix que vous nous proposez ne règlent en rien les problèmes pour les finances de notre ville.
Certes M. Lemoine patron du groupe Mégarama est un véritable professionnel du secteur qui dispose des véritables compétences pour tenter de sauver le cinéma que vous avez mis dans une situation financière catastrophique. Mais cette collaboration s’annonce mal puisque un membre de votre équipe s’est déjà fendu, en commission, d’un qualificatif peu élogieux à son égard en le traitant de « capitaliste » alors que l’on affaire à un chef d’entreprise respectable qui tente avec cette reprise une aventure difficile.
Au-delà du gouffre financier de cette affaire que vous avez très mal gérée.
L’avenir du Studio 66 n’est donc en rien assuré avec de telles délibérations nous vous demandons donc le nous fournir tous les ans un rapport d’activité compte tenu de la subvention annuelle versée par notre ville et des suites des affaires en cours (travaux, prud’hommes).»
Dominique ADENOT, maire de Champigny, pas très à l’aise sur les recours aux prud’hommes a intimé l’ordre aux élus de sa majorité de ne pas dire un mot sur ce sujet.
Nous resterons vigilant à l’avenir de cet équipement de notre ville tant au regard des finances publiques consacrées au STUDIO 66 que pour ce qu’il apporte à l’ensemble des campinois.
N°15 : Nous avons voté pour une étude de thermographie aérienne avec des coûts partagés entre Champigny et plusieurs autres villes.
Au titre des questions diverses, je suis intervenu pour demander qu’une attention particulière soit accordée aux problématiques du stationnement des commerçants du boulevard de Stalingrad en raison des travaux en cours.

Pour ce 10ème conseil municipal de la mandature 41 délibérations étaient à l’ordre du jour dont :
Délibération N 1: Vote des taux des impôts locaux. Nous avons voté contre la hausse de +2,7% des 4 taux d’imposition locale.
Délibération N 8 : ouverture d’une session supplémentaire le dimanche du marché du centre ville – place Lénine
Délibération N 9 : orientations relatives à l’avenir du Studio 66
Chers collèges, Monsieur le Maire,
Ce soir avec cette délibération en forme de débat vous nous proposez une nouvelle orientation pour le Cinéma Studio 66, le céder au privé. Avec ce débat vous nous laissé à penser que vous n’êtes pas un communiste dogmatique au point d’envisager un partenariat public / privé. Au fond avec ce texte vous souhaitez apparaitre comme un communiste moderne. Je reconnais que ce dossier a été repris avec énergie par Marie KENNEDY depuis quelques mois, mais tout ceci arrive bien tard. Pourtant nous vous avions alerté depuis plusieurs années sur l’évolution de la situation du cinéma tant en conseil d’administration (JP BARNAUD, Sophie AMAR) qu’en conseil municipal.
Vous avez souhaité nous proposer une délibération retraçant l’historique de ce cinéma à Champigny – je dis ce cinéma pour les plus jeunes car il y a quelques années nous avions d’autre cinéma à Champigny (Rue du docteur Charcot ou à la fourchette de Champigny, plus récemment à G.PHILIPPE). Vous avez fort justement rappelé ce samedi 21 mars 2009 lors de l’inauguration de la Maison pour Tous au Bois l’Abbé le long historique de ce projet. Je pense que le rappel des faits de cette délibération est important pour éclairer les jugements de chaque élu de notre assemblée. Au fond dans les assemblées municipales, les élus, surtout dans la majorité qui sont plus nombreux, suivent souvent la politique proposée par le Maire sans toujours pleinement chercher à comprendre tous les tenants et aboutissants d’un dossier, comme les députés à l’assemblée nationale avec le gouvernement.
Pour autant nous devons tous mesurer l’importance de nos décisions qui engagent notre ville et l’argent public des contribuables campinois.
Il est donc nécessaire de mettre en perspective la bonne équation entre l’objectif initial que s’est fixée notre ville par ses votes et le résultat obtenu au bout d’un certain temps.
C’est d’ailleurs le sens de nos interventions sur la nécessité de mettre en place des politiques d’évaluation.
Je veux donc rappeler l’objectif initial de cette opération initiée en 2003 et que vous avez omis de rappeler dans ce texte :
«devenir une véritable « locomotive » de l’action culturelle dans notre ville » Dominique ADENOT dans le Champigny Notre Ville de septembre 2003 – p.20.
Vous nous promettiez déjà 160 000 spectateurs dès 2004 nous n’avons jamais atteint cet objectif malgré l’enthousiasme des élus de l’époque. Aujourd’hui vous nous présenter une projection de 165 000 entrées.
Je précise que ce ne sont pas tous les élus de cette majorité qui ont initié ce dossier, ni même l’actuelle présidente de la SEM 66, mais bien vous Monsieur le Maire en qualité de 1er adjoint en charge de la culture. Vous nous avez donc expliqué que la seule solution de l’avenir du Cinéma à Champigny passait par la municipalisation. Cette approche n’était pas totalement dénuée de perspective politique puisqu’il fallait afficher un beau succès – sur le papier - avant de devenir Maire l’année suivante.
Mais quel est le bilan 5 ans plus tard :
• Vous avez liquidé l’activité sur le centre Gérard PHILIPPE qui répondait à un véritable besoin culturel de proximité sans pour autant redonner une véritable vocation à ce centre.
• Vous avez gérer cet équipement comme un équipement public sportif alors qu’un complexe de ce type nécessite une véritable approche commerciale pour attirer le public. On ne gère pas des cotisations annuelles mais un flux variable en fonction de la qualité de la programmation, de la tarification (comme le démontre régulièrement la Fête du Cinéma ou encore ce week-end la Printemps du Cinéma) et de la qualité d’accueil des équipements (numérique, sièges, stationnement). Je crois que vous avez bien fait pour cette mandature de ne pas confier la délégation des commerces à un communiste.
• Au fond, vous n’avez pas su gérer cet équipement, cette délibération consacre votre échec personnel dans la gestion de ce dossier en tant 1er adjoint en charge de la culture et comme dirigeant d’un projet phare de la ville en tant que Maire dont l’exemple type est le maintien pendant plus de deux ans d’une double direction qui a été particulièrement contre productive et couteuse.
• Même si la privatisation proposée revêt une certaine cohérence technique, nous ne pouvons que constater un échec financier majeur. Même si nous récupérons 600 000 € par la vente du fonds de commerce sur les 1 800 000 €, cette aventure, au sens littéral du terme c’est-à-dire votre improvisation durant 5 ans aura coûtée très chère aux contribuables campinois. Si nous savons qu’il est difficile de produire les bilans certifiés à cette date, vous auriez pu nous produire le compte d’exploitation annuel qui doit être tenu à jour toutes les semaines comme dans tous les cinémas. Vous n’avez même été en mesure de nous produire ce soir un compte d’exploitation nous permettant de juger de la viabilité économique du Cinéma et de définir le point d’exploitation d’équilibre financier.
• Une approche antisociale à l’égard des salariés. Que n’auriez vous dit et écrit si un Maire d’une autre formation politique, a fortiori de droite, avait écrit : « Concernant le personnel, il sera repris par l’exploitant privé. Compte tenu de la rationalisation (ça veut dire les licenciements) à poursuivre sur le fonctionnement, des mesures seront certainement prises par le gestionnaire privé. Nous suivrons attentivement la situation ». En fait vous privatiser les licenciements. Vous perler « d’une attention » mais vous n’aurez plus rien à dire sur la gestion du personnel. Et que dire de votre position à l’égard du directeur que vous avez fait venir d’un cinéma public en lui expliquant Monsieur le Maire que il allait porter une grande ambition de développement du service public culturel qui va se retrouvé salarié d’une société privée soumise aux impératifs de rentabilité. Et en plus de cela vous osez nous expliquer que la municipalité aura des exigences en matière d’art et essais. J’ai vraiment le sentiment que vous totalement décaler avec ce qu’est un cinéma privé.
• Des propos étonnants, pour ne pas dire choquants, ce qui témoigne d’une méconnaissance du secteur du cinéma. Vous êtes élevé sur la part du tarif du billet qui faut reverser à la production cinématographique comme pour justifier la situation actuelle. Ce système fait la force de notre cinéma : il ne reste que trois grandes industries du cinéma dans le monde avec les Etats-Unis, l’Inde et la France. Si l’on supprime cette part, il n’y aura que des productions américaines à proposer au Studio 66 comme en France.
• 5 ans plus tard, vous ne nous proposez pas un plan d’entreprise digne de ce nom comme vous l’aviez promis en mai 2008. L’avenir du Studio 66 que vous proposé est très incertain. Nous n’avons pas rien de précis en ce qui concerne le financement des travaux. En plus de la subvention annuelle de 150 à 180 000 €, la ville devra continuer à financer une part importante de ceux-ci puisque nous restons propriétaire des murs et qu’aucun investisseur n’acceptera de financer la totalité de la rénovation nécessaire. Vous n’avez même pas évoqué la mise aux normes en matière de sécurité alors que nous sommes au sein d’un ERP. Et que dire du loyer : sera t il augmenté pour lisser le coût de la prise en charge des travaux, alors que l’exploitation actuelle ne permet pas de le payer.
Nous vous avions proposé des solutions au moment de la reprise du passif, puis à la vue de la situation financière dégradée. Vous avez balayé d’un revers de main le modèle économique low coast qui rencontre un véritable succès dans les milieux modestes et populaires.
Vous vous êtes réellement souciez de cette situation depuis quelques mois et ayant pris conscience de celle-ci vous souhaitez purement et simplement « refiler le bébé » au détriment d’une véritable politique culturelle publique dynamique, au détriment du service public, au détriment des salariés, au détriment des contribuables campinois.
Vous pouvez télécharger le compte rendu officiel de ce conseil municipal