Hommage à la communauté portugaise de Champigny

En ce dimanche 22 juin 2008, les campinois, et tout particulièrement les campinois d'origine portugaise étaient conviés à "l'inauguration du mémorial en hommage à l'immigration portugaise et à son intégration à Champigny" selon l'intitulé même de cette cérémonie.
Je me suis rendu à cette inauguration avec ma collègue Sophie AMAR.Nous avons trouvé cette inauguration particulièrement agréable grâce à une ambiance festive favorisée par la fête de la musique la veille et la fête de la ville le même jour que cette inauguration.
L'ambiance était surtout conviviale car de nombreux campinois d'origine portugaise présents à cette inauguration, se connaissaient et étaient particulièrement heureux de se retrouver dans la parc du Plateau. Ce lieu qui fut, pour beaucoup, un point d'arrivée pendant les années 50 et 60 et où les conditions d'accueil et de vie étaient particulièrement difficiles. A l'époque le parc du Plateau était le plus grand bidonville d'Europe et la plaque tournante de l'immigration portugaise.
Nous avons apprécié les échanges que nous avons pu avoir avec quelques connaissances campinoisesau cours de cette inauguration.
Je regrette cependant que l'hommage à la communauté portugaise se soit limitée aux aspects de l'immigration et de l'intégration des années 50-60. En effet, les premiers membres de la communauté portugaise se sont installés dans notre ville au début du vintième siècle et quelques uns ont participé à la première comme à la seconde guerre mondiale sous les couleurs du drapeau français. Il est dommage que le Maire de Champigny ait occulté cet aspect de notre histoire locale commune comme je l'avais évoque lors de la commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918, l'année dernière.
Il est dommage aussi qu'il ait occulté l'absence de réaction de la municipalité communiste sous Louis Talamoni lors de l'installation du bidonville comme l'a démontré Marie-Christine Volovitch-Tavares dans son ouvrage : "Portugais à Champigny, le temps des baraques" et qui était présente avec nous ce dimanche 22 juin 2008.
Cependant nous ne boudons pas notre plaisir de cette cérémonie qui n'avait pas un caractère communautaire mais plutôt un caractère de partage d'une histoire commune, il était temps que cet hommage arrive enfin.
Ce dimanche 11 novembre 2007, j’ai remis, avec les conseillers municipaux de notre mouvement et comme tous les ans depuis plusieurs années, une gerbe de fleurs en l’honneur de nos anciens combattants morts au cours de la première guerre mondiale. 600 campinois de notre ville, souvent très jeunes, sont morts pour notre pays et nos valeurs communes lors de la première guerre mondiale.
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