Restez informé(e)
Recevez notre lettre d'information par mail
A votre écoute
Prochaines rencontres
Qu'en pensez vous?
Nous vous remercions d'avoir répondu à tous nos sondages
Ce conseil municipal était extraordinaire à deux titres : l’objet et le lieu.
L’objet tout d’abord puisque ce conseil municipal était consacré à une seule question : la rénovation du quartier du Bois l’Abbé avec l’inquiétude sur l’engagement financier de l’Etat dans le cadre de l’ANRU (Agence Nationale de Renouvellement Urbain).
Le lieu : exceptionnellement le conseil municipal avait été déplacé de l’hôtel de ville au quartier du Bois l’Abbé au gymnase Léo Lagrange afin de mobiliser les habitants concernés par le sujet.
Premier constat, seulement quelques habitants environs 80 sur plus de 9 000 concernés s’étaient déplacés au gymnase du quartier du Bois l’Abbé. Parmi les intervenants beaucoup de proches de la municipalité comme le responsable de section du PCF ou du PS qui faisaient double emploi avec les interventions respectives du Maire et de la présidente du groupe socialiste du Conseil Municipal.
L’objectif de ce conseil municipal était de prendre position sur une motion proposée par le Maire de Champigny et de sa majorité dont voici le texte :
« Motion présentée par la majorité municipale pour obtenir les financements de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine pour la réalisation du projet du Bois l’Abbé.
La Ville de Champigny sur Marne a signé en 2006 avec l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) les conventions pour la réalisation des projets des 4 cités et des Mordacs.
L’ANRU a accordé, par anticipation, des financements pour réaliser les travaux concernant la Tour Rodin et la construction de la " Maison pour Tous " actuellement en chantier, dans l’attente de la signature de la convention globale de rénovation urbaine pour le Bois l’Abbé.
Le Bois l’Abbé, qui compte 10.000 habitants, est le troisième quartier de la ville de Champigny sur Marne que l’Etat a classé dans les 50 quartiers prioritaires nationaux.
Le Conseil Général du Val de Marne, partie prenante dans cette opération, est un des rares départements de France à avoir signé une convention de partenariat avec l’ANRU.
Tous les partenaires ont contribué à l’élaboration de ce projet de rénovation urbaine, y compris les services de l’Etat. Une large concertation avec les habitants, leurs associations, s’est déroulée dans de multiples réunions, dans les halls d’entrée des immeubles pour construire ce projet aujourd’hui partagé par tous.
Les habitants, les bailleurs, la Ville, le Conseil Général ne sauraient comprendre et accepter que les financements nécessaires à la réalisation de ce projet ne soient pas attribués.
La ville va déposer le 30 juin 2008 auprès de Monsieur le Préfet du Val de Marne, le projet de rénovation urbaine abouti du Bois l’Abbé. L’Etat ne peut persister à déclarer que les crédits restants sont insuffisants et qu’aucun financement complémentaire ne peut être envisagé pour mener à bien la transformation du quartier qu’attendent impatiemment les habitants avec notamment la réhabilitation des logements, la reconstruction des groupes scolaires, la construction de nouveaux logements.
Notre candidature a été acceptée par l’Etat qui connaît depuis l’origine le coût du projet et le niveau de financement nécessaire.
Depuis un an, des décisions de l’état ont permis de transférer 15 milliards d’euros vers les plus riches. Les patrons des entreprises du CAC 40 ont vu leurs revenus progresser de 500%, un hôtel de luxe parisien va dépenser 300 millions d’euros pour rénover 125 chambres, alors que le plan banlieue - présenté à grand renfort de publicité - ne répond en rien à l’ampleur des difficultés vécues par les habitants et ne prévoit pas les financements à hauteur des enjeux !
Dans notre département du Val de Marne, trois projets de rénovation urbaine sont en danger. Les trois maires de Créteil, de Bonneuil sur Marne et de Champigny sur Marne ont engagé une démarche commune auprès du Préfet du Val de Marne pour être reçus et entendus.
L’inquiétude soulevée par la position de l’Etat a conduit M. Christian FAVIER, Président du Conseil Général du Val de Marne et Monsieur Jean François VOGUET, Sénateur maire de Fontenay sous Bois à intervenir auprès de Madame Christine BOUTIN, Ministre du Logement et de la Politique de la Ville, sans avoir obtenu de réponse à ce jour.
LE CONSEIL MUNICIPAL
Exige que l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, créée par l’Etat, dispose des fonds nécessaires au financement de notre projet du Bois l’Abbé ainsi que de ceux des autres communes.
Demande que soient attribués par l’Etat les 125 millions d’euros nécessaires à la réalisation du projet du Bois l’Abbé dont le coût est de 285 millions d’euros hors taxe.
Soutient les démarches engagées par les maires des villes de Bonneuil sur Marne, de Créteil, et de Champigny sur Marne et celles engagées par le Président du Conseil Général du Val de Marne et du Sénateur Maire de Fontenay sous Bois.
Décide de solliciter un rendez vous d’urgence auprès de Madame Christine Boutin, Ministre du Logement et de la Politique de la Ville». (fin de la motion)
Même si nous ne sommes pas dupes de l’approche particulièrement clientéliste du Maire et de son équipe d’avoir organisé ce conseil municipal extraordinaire. Bien que le rapprochement entre la rénovation de l’hôtel Royal Monceau financé par des capitaux privés et la rénovation du Bois l’Abbé financé par des fonds publics est inadapté et n’a aucun sens, nous avons souhaité voté en faveur de cette motion.
En effet, nous souhaitons mettre en perspective les conditions difficiles des habitants du quartier du Bois l’Abbé avec lesquels nous entendons être solidaires. Par ailleurs, le chef de l’Etat français n’a pas hésité à affirmer que les caisses sont vides donc il y a matière à inquiétude en ce qui concerne le finance de la rénovation urbaine de ce quartier de Champigny.
Recevez notre lettre d'information par mail
Nous vous remercions d'avoir répondu à tous nos sondages